Actualite de la crise

Lundi 22 juillet 1 22 /07 /Juil 12:22

detroit-604cs041413.jpg25 facts about Detroit who just declared itself bankrupt.

1) At this point, the city of Detroit owes money to more than 100,000 creditors.

2) Detroit is facing $20 billion in debt and unfunded liabilities.  That breaks down to more than $25,000 per resident.

3) Back in 1960, the city of Detroit actually had the highest per-capita income in the entire nation.

4) In 1950, there were about 296,000 manufacturing jobs in Detroit.  Today, there are less than 27,000.

5) Between December 2000 and December 2010, 48 percent of the manufacturing jobs in the state of Michigan were lost.

6) There are lots of houses available for sale in Detroit right now for $500 or less.

7) At this point, there are approximately 78,000 abandoned homes in the city.

8) About one-third of Detroit's 140 square miles is either vacant or derelict.

9) An astounding 47 percent of the residents of the city of Detroit are functionally illiterate.

10) Less than half of the residents of Detroit over the age of 16 are working at this point.

11) If you can believe it, 60 percent of all children in the city of Detroit are living in poverty.

12) Detroit was once the fourth-largest city in the United States, but over the past 60 years the population of Detroit has fallen by 63 percent.

13) The city of Detroit is now very heavily dependent on the tax revenue it pulls in from the casinos in the city.  Right now, Detroit is bringing in about 11 million dollars a month in tax revenue from the casinos.

14) There are 70 "Superfund" hazardous waste sites in Detroit.

15) 40 percent of the street lights do not work.

16) Only about a third of the ambulances are running.

17) Some ambulances in the city of Detroit have been used for so long that they have more than 250,000 miles on them.

18) Two-thirds of the parks in the city of Detroit have been permanently closed down since 2008.

19) The size of the police force in Detroit has been cut by about 40 percent over the past decade.

20) When you call the police in Detroit, it takes them an average of 58 minutes to respond.

21) Due to budget cutbacks, most police stations in Detroit are now closed to the public for 16 hours a day.

22) The violent crime rate in Detroit is five times higher than the national average.

23) The murder rate in Detroit is 11 times higher than it is in New York City.

24) Today, police solve less than 10 percent of the crimes that are committed in Detroit.

25) Crime has gotten so bad in Detroit that even the police are telling people to "enter Detroit at your own risk".

 

(source zerohedge)

 

Once upon a time, the city of Detroit was a teeming metropolis of 1.8 million people and it had the highest per capita income in the United States. Now you want to ask how this did happen. And if it can happen in other places.

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : actualités financières
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Mardi 12 mars 2 12 /03 /Mars 14:28

Nous assistons à un formidable découplage entre l'économie réelle et les marchés financiers qui se rapproche du pic atteint en 2007, juste avant l'éclatement de la bulle des subprimes et sa contamination au système.

 

Mario-Draghi_teaser.jpg Depuis les retroussements de manche de Mario Draghi de juillet dernier, «Dans le cadre de son mandat, la BCE se tient prête à faire ce qui sera nécessaire», «Et croyez-moi, ce sera suffisant!», les marchés financiers ont globalement rebondi. L'annonce du programme OMT de rachats d'obligations d'Etat sur le marché secondaire de manière «illimitée» a soulagé les bourses.

Ben Bernanke, président de la Federal Reserve, est de son côté aussi entré sur le ring en montrant les muscles: «Et regarde un peu mon nouveau programme de rachat d'actifs! Illimité lui aussi!». Et peu importe si la dette publique des Etats Unis atteint 400% du PIB.

Le doux mot d'illimité a été également repris par les Japonais. Ils enterinnent un énième assouplissement monétaire, enterrant en grande pompe l'indépendance de la banque centrale du Japon. 

 

 

Cette expérience au niveau mondial de la planche à billet n'a pas de véritable de précédent. Jamais on a créé autant de liquidité au même moment, partout dans le monde, sans création de richesse équivalente et sans financer de guerre ! Cette stratégie de la fuite en avant permet au système de se maintenir fébrilement, alimentant sans cesse les flux de liquidité. 

Justement, les marchés europhoriques atteignent aujourd'hui des niveaux proches de ceux d'avant la crise alors que l'économie mondiale est au mieux soutenue à bout de bras par la dette, au pire en récession.

Nos dirigeants semblent persuadés que si les marchés - et en particulier leurs créanciers - vont bien, tout va bien. Leur regard est fixé sur la courbe du taux d'intérêt des obligations de leur Etat. Leur principal souci est de garder coûte que coûte une crédibilité et une capacité de s'endetter afin d'éviter le funeste destin grec.

 

La déconnection entre la finance et l'économie est telle qu'un brusque retour à la réalité et une nouvelle crise financière majeure ne sont pas à exclure dans les mois qui viennent. Quelle sera l'étincelle? La bulle immobilière en Chine financée par les autorités à hauteur de 45% du PIB national? Les obligations souveraines européennes? Le budget américain? Le chômage de masse? Une crise politique dans un Etat? Un brusque resserrement du crédit aux entrerprises? La faillitte d'une grande banque? Les craquements se multiplient et s'intensifient. 

 

 Les conséquences seraient bien plus dramatiques qu'en 2008 car les Etats n'ont plus les moyens financiers, ni politiques de sauver une nouvelle fois les banques et le secteur financier dans son ensemble. Seules les banques centrales sont capables d'encaisser un nouveau choc au prix d'une perte totale du contrôle monétaire.

Bien malin celui capable de prédire exactement ce qui va se passer avec un océan de liquidités qui ne correspond pas aux fondamentaux de l'économie. Une hypeinflation? Une déflation suivie d'une inflation? Une guerre monétaire mondiale avec des dévaluations compétitives entre les Etats/blocs continentaux? Des défauts souverains de paiement en série? Dans tous les cas ce ne sera pas joli joli.

 

Malgré le pessimisme ambiant, quelques idées, réflexions et solutions courageuses circulent. Souvent rejetées, qualifiées d'utopiques avec mépris car trop éloignées de la religion économique de notre époque. Chers dirigeants, écoutez les variations de la même complainte chez Rocard, Attali, Jorion, Stiglitz, Adair Turner, Warren Buffet, Olivier Blanchard, Jouyet et bien d'autres adeptes de la raison. Ecoutez aussi vos citoyens quand ils s'expriment:

L'initiative Minder

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : actualités financières
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Jeudi 27 septembre 4 27 /09 /Sep 10:55

La finance mondiale se retrouve en situation de surendettement par rapport à l'économie reelle. A un niveau historique. Il n'y pas de mystère, l'addition devra bientot être réglée, d'une façon ou d'une autre.

addition.jpg

Il existe principalement deux manières d'y faire face. Restructurer ou monétiser. C'est à dire, encaisser des pertes massives ou créer massivement de la liquidite.

 

Depuis le début de la crise, toutes les majorités politiques confondues en Europe (et aux Etats-Unis, en Chine, et au Japon), ont répondu à cette question d'une seule manière: qu'il fallait déplacer la dette coûte que coûte. Du privé vers le public. C'est ainsi que le sauvetage des banques et les mesures de stimulation de 2008 ont créé la crise de la dette publique, aujourd'hui présentée comme l'origine de tous nos malheurs. La dette publique, qui est devenue à son tour insoutenable, ne peut plus être déplacée. Les tentatives de montages financiers européens montrent leurs limites. Il y a desormais plus d'Etats "forts" que d'Etats "faibles" pour soutenir l'ensemble. Les gouvernements se sont donc résolus à la dernière option qui leur restait: monétiser la dette. C'est dans ce sens que l'annonce récente de la BCE de racheter de la dette de manière "illimitée" doit être interprêtée.

 

Déplacer et monétiser la dette aurait pu être une solution efficace et sans danger, avec l'aide d'une croissance exponentielle. Or, cette dernière a disparu progressivement. Certains analystes affirment même qu'elle n'est jamais véritablement réapparue depuis 30 ans, faiblissant de quelques pourcents chaque année, maintenue artificiellement grâce au crédit.

 

Déplacer et monétiser la dette sans croissance est donc synonyme de dangers. Une déflation suivie d'une rapide inflation? Ou une inflation tout de suite? Personne ne peut exactement le prévoir. La création illimitée de nouvelles dettes et l'injection de liquidités par les banques centrales sans creation de richesse équivalente conduiront inévitablement à une perte du contrôle monétaire.

 

Il s'agit certainement de la solution la plus injuste. Car elle affectera tout le monde, telle une vague violente, sans discernement: Les épargnants, les travailleurs sans épargne, les riches et les entreprises.

 

Qu'en est-il de cette autre option, la restructuration de la dette publique et privée? Elle n'est pas non plus exempte de dangers. En laissant Lehman Brothers faire faillite en septembre 2008, le système a faillit sombrer en l'espace de quelques jours. Pourtant, cette solution apparaît moins injuste. Dans l'hypothèse où un effondrement peut être évité, seuls les créanciers, certes très nombreux, seraient affectés: Certains fonds de pension, toutes les banques, de nombreux investisseurs particuliers.


Est-il possible de procéder à une telle restructuration sans provoquer le chaos et l'effondrement? Quand vous devez 1000 euros à une banque que vous ne possédez pas, vous avez manifestement un problème. Quand vous devez 10 millions à une banque que vous ne possédez, c'est le problème de la banque! Elle serait heureuse de pouvoir récuperer, ne serait-ce qu'une fraction du montant au lieu de tout perdre. Le rapport de force n'est pas forcément en faveur de celui qu'on croit. 

 

Pour cette raison, la restructuration partielle de la dette publique grecque en 2011 a été un succès. Les créanciers étaient heureux de pouvoir récupérer un petit pourcentage, plutôt que rien du tout. Il n'y pas eu de terrible réaction en chaîne. Les assurances CDS sur le défaut grec ont été préventivement neutralisées et n'ont pas été enclenchées. Une telle solution est donc possible. La science économique, les autorités financières, les créanciers et les gouvernements au lieu de se retrancher derrière ses vieux dogmes et de paniquer, devraient d'urgence explorer cette voie.


Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : actualités financières
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Jeudi 13 septembre 4 13 /09 /Sep 09:48

Plus que jamais, la politique européenne est devenue une longue campagne de communication. Selon une partition bien orchestrée, le scénario se répète inlassablement tous les 2 mois. Il faut d'abord un enjeu dramatique. Par exemple, un sommet européen de la dernière chance. Ou bien une décision du Tribunal de Karlsruhe, que les juristes avaient bien anticipé. Ou encore une déclaration de Mario Draghi, Président de la BCE, sur un enième programme de rachat des bonds de pays en difficulté sur le marché secondaire. Des programmes, "SMP" devenu "OMT", voués au mieux à l'echec, au pire à une perte de contrôle de la politique monétaire. Le plus inquiètant est que cette orchestration semble destinénon pas au commun des mortels, mais aux marchés financiers, dont il faut restaurer "la confiance".

orchestre.jpg

En 5 ans de crise, les solutions proposées restent pourtant fondamentalement les mêmes:

- Maintenir sous respiration artificielle un secteur bancaire opaque, asphyxié par des décennies de dérives, plombé par des millions qui ne valent plus rien dans le monde réel.

- Protéger les revenus du capital coûte que coûte afin de satisfaire un éléctorat vieillissant, taxer toujours plus le travail, pourtant de moins en moins disponible.

 - Ne pas engager de réformes importantes du secteur financier, qui depuis longtemps, a déserté l'économie réelle.

- Réduire massivement les budgets publics, non pas en fonction des dépenses et des recettes. Mais en fonction de l'indice PIB. 

- Au moment où l'édifice recommence à  craquer, s'en remettre à la Banque Centrale, dont le bilan s'alourdit, et prier.

 

Le grandes journées médiatiques, les grands discours et les annonces ne remettent jamais en cause la poursuite de cette navigation à vue, dont le cap a été paradoxalement fixé il y a 5 ans sans la moindre réflexion. La seule véritable remise en cause a été d'effacer une partie de la dette publique grecque en 2011, au grand dam des créanciers. 

 

Le danger de cette mise en scène permanente est le suivant:

On peut l'évoquer d'abord symboliquement par le lapsus du Président du Tribunal de Karlsruhe. De manière solenelle et devant toutes les caméras du monde, il a déclaré que les requêtes au sujet du mécanisme européen de sauvetage sont absolument "begruendet", fondées, avant de se rattraper "unbegruendet!", infondées. Tout le monde respire. Rires dans la salle. Les bourses ne chutent pas. Personne ne remarque que la Cour a déclaré inconstitutionnels les rachats de bonds par la BCE.


Ce danger, plus concrètement, c'est le retour du refoulé. La réalité sociale et économique qu'on essaye de masquer et qui resurgit au moment où on l'attend le moins. Par exemple, la vague de suicides sans précédent dans les pays les plus touchés par la crise. L'emigration des jeunes de ces pays pour des raisons économiques. Le retour des familles dans les campagnes. La désindustrialisation qui s’est accélérée. Les défauts sur les crédits qui ont continué à augmenter, donc la situation des banques à se dégrader. Les revendications régionalistes de plus en plus bruyantes, comme celles de la Catalogne. Le chômage qui augmente partout. Enfin la récession dans laquelle plonge l'Europe: -6.2% en Grèce, -2.5% en Italie, -3.3% au Portugal. Elle touche également le coeur. L’OCDE prévoit, pour les trois plus grandes économies de la Zone euro – l’Allemagne, la France et l’Italie – un fléchissement moyen de 1 % en fin d'année.


Le retour du refoulé, on le dénomme également l'Histoire. 

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : actualités financières
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Mardi 4 septembre 2 04 /09 /Sep 14:38

Mal aimée, l'Union Européenne risque aujourd'hui d'être haïe par une majorité de citoyens.


Depuis le début de la crise en 2007, aucun gouvernement de la zone euro ne s'est maintenu au pouvoir. Les citoyens mécontents ont systématiquement voté pour l'opposition. Dans certains cas, le manège gauche/droite ne suffisait plus pour contrer la montée des extrêmes et les premiers gouvernements d'union nationale ont été instaurés en Grèce et en Italie.


manifs.jpgCe rejet progressif et massif de la classe dirigeante qui s'exprime dans les urnes touche également de plein fouet l'Union Européenne et ses Institutions. Les sondages le confirment. Selon Eurostat, seuls 31% des citoyens ont une vision positive de l'Union en juillet 2012. Ils étaient 52% en 2007... Ils sont également 31% à avoir une image négative. Ils étaient 15% en 2007. Quand ils atteindront les 32%, les déçus représenteront une majorité. Le rapprochement des courbes est impressionnant. (Source: Eurobaromètre de juillet 2012)


Pendant des années, il était question d'un "problème de communication" que les Institutions de l'UE tentaient de résoudre a grands renforts de campagnes d'information sur l'UE en général, le programme Erasmus et les droits des citoyens européens. "Bruxelles" était une sorte de monstre froid et technocratique inventé par les médias qui ne rendaient pas compte de son fonctionnement, dépendant fondamentalement des Etats Membres. Sans s'interroger sur la pertinence de ce diagnostic datant du début des années 2000 et encore en vigueur, la nature du "problème" est tout autre aujourd'hui. 


Paradoxalement, le problème de la séparation artificielle UE/Etats-Membres semble avoir été résolu grâce à la crise financière. Une part toujours plus grande des citoyens ne différencie plus leurs élites politiques nationales des élites politiques européennes. 


Plusieurs éléments ayant eu un impact certain dans l'opinion permettent de soutenir cette idée:

- Les sommets européens à répétition, orchestrés de manière dramatique et très suivis par l'ensemble des médias, ont donné une image intergouvernementale de l'UE. Les citoyens assistent aux incessantes rencontres entre dirigeants qui cherchent des compromis jusque tard dans la nuit et reviennent "victorieux" dans leur pays. 

- La création des troïkas en Grèce, en Irlande et au Portugal, et qui seront sans doute mises en place en Espagne et en Italie prochainement. Il s'agit d'équipes composées de fonctionnaires de la Commission, de la Banque Centrale Européenne et du FMI qui appliquent les mêmes "remèdes" et qui négocient avec les gouvernements nationaux.

- Enfin la principale raison du grand désamour se situe sur le fond des politiques menées en Europe. Peu importe l'Etat, peu importe la couleur politique, nous vivons un grand désendettement et les prémices d'un grand effondrement économique, causé en grande partie par la déreglementation folle des années 70-80 et une conséquente mauvaise répartition de la richesse. Face à l'inconnu, les élites nationales et européennes confondues n'osent pas sortir du cadre dans lequel elles ont evolué depuis leur naissance (la génération des babyboomers). Logiquement, elles appliquent les méthodes disponibles, dictées par une science économique en manque cruel d'inspiration, et attendent un jour meilleur. Certains analystes considèrent que la crise peut durer encore 20 ans


Pourtant c'est parmi les citoyens européens que l'on entend de plus en plus de voix qui souhaitent une sortie du cadre, la remise en cause d'un modèle agonisant. Parallèlement, et en dehors du contexte institutionnel, une majorité souhaite toujours une coopération plus étroite entre les peuples d'Europe. Ne serait-il pas temps d'enfin considérer ces deux aspects conjointement pour trouver des solutions? Si nous attendons encore, les nationalismes et les autoritarismes se chargeront de répondre aux premières aspirations.

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : EUROPE FEDERALE
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Mercredi 22 août 3 22 /08 /Août 08:12

Echange au téléphone avec un entrepreneur britannique au sujet de la cotation en Bourse de sa société:

 

"De toute façon, nous ne voulons pas obtenir du capital. Les conditions sont si éxécrables qu'on ne saurait quoi faire de l'argent. Nous souhaitons juste être coté quelque part, être bien positionné pour quand ça repartira, d'ici 6 mois ... ou 6 ans. Il y a peu de temps c'était encore un autre monde!"


boite-a-musique-reuge-144-notes-axa145324000-1865--copie-1.jpg Depuis quelques temps et grâce à mon travail, j'assiste à la désertion des investisseurs. Il est devenu pratiquement impossible d'obtenir de l'argent pour quiconque: crédits bancaires difficiles d'accès, actions en chute libre, ou qui ne trouvent preneur leur de l'émission. Le système dont nous avions l'habitude, reposant sur l'accès au capital pour fonctionner, s'est arrêté. 

 

Cette conversation (et bien d'autres...) confirme l'attitude de nombreux acteurs. Il ne s'agit même plus de continuer à exercer une activité, il s'agit de se "positionner" en attendant des temps meilleurs. La conséquence logique est une fuite vers la sûreté: placer son argent dans les banques suisses, investir dans les bonds du Trésor allemand quitte à payer.

 

Sur les marchés, tous n'attendent plus que la dernière cartouche soit tirée: une nouvelle action coordonnée et massive des banques centrales du monde entier. Imprimer autant d'argent que nécessaire pour boucher les trous qui se forment chaque minute, prier pour que l'inflation n'emporte pas tout le monde et qu'un jour, tout reparte comme avant. Longtemps réticent, le membre allemand du directoire de la BCE, Asmussen, vient de céder à l'idée d'ouvrir les vannes, contraire à la doctrine allemande de la stabilité des prix, sacrée depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : actualités financières
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Vendredi 20 juillet 5 20 /07 /Juil 09:18

Il est toujours amusant de suivre les stratégies de communication des gouvernements, surtout quand elles sont lamentablement à côté de la plaque.

 

Lors du dernier Conseil européen des 26 et 27 juin derniers, l'Espagne était sortie triomphante aux côtés de la France et de l'Italie. Elle avait tordu le bras à la chancelière Merkel et obtenu la promesse de recevoir 100 milliards en prêts par l’intermédiaire du Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour renflouer son secteur bancaire désastré.

 

Mariano Rajoy déclarait qu'il avait obtenu cette aide de l'Europe sans conditionnalité. Contrairement aux plans de sauvetage pour la Grèce, le Portugal et l'Irlande, l'Espagne n'allait pas subir de plan d'austérité drastique, imposé par une troïka (Commission Européenne, la BCE et le FMI).


Dès la sortie du sommet, Angela Merkel tenait cependant un autre discours: «Nous sommes restés fidèles à notre philosophie : aucune prestation sans contrepartie». Faisait-elle uniquement référence à la fameuse Union bancaire? A la future supervision du secteur bancaire par la BCE?

 

Le 11 Juillet, soit une dizaine de jours plus tard, le Premier Ministre annonçait un grand plan d'austérité national. 65 milliards d'économies sur 2 ans et demi; Des coupes dans l'allocation chômage; Une hausse de la TVA de 18 à 21%; Suppression des primes pour les fonctionnaires etc. Une manière de tenter le tout pour le tout.

 

Tiens ? Quelle coïncidence!

 

Quelques heures avant cette annonce "austère" le journal El Pais, rend public un memorandum officieux qui liste les conditions imposées par les autres membres de l'eurozone. Les objectifs de désendettement et un ultimatum menaçant y sont froidement précisés. 


 illusion


Dire qu'après tant de sacrifices, la prime de risque exigée par les marchés s'élève toujours à 7%. Ce qui signifie que l'Espagne est de facto insolvable sans intervention de la BCE. Je rappelle que le but de toutes ces mesures douloureuses, est in fine, de ramener ce taux à un niveau acceptable. Raté !

 

Cette tentative de dissimuler comment l’on impose la stratégie européenne - ou allemande - est pathétique. Que l'on ne s'étonne pas que les espagnols manifestent à présent chaque jour de la semaine, toute tranches d'âge confondues et dans chaque ville du pays. Ils critiquent leur gouvernement, mais également la politique européenne actuellement menée.


La dissimulation, l'improvisation, les erreurs majeures, la persistance à appliquer les mêmes solutions sans résultat sont souvent les signes précurseurs des fins d'empire.

Sur l'état du pays, voir ici.

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : actualités financières
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Lundi 11 juin 1 11 /06 /Juin 11:37

Le nouveau sauvetage des banques espagnoles confirme le pire: Les dirigeants du monde et de l'Europe paniquent et se perdent dans leurs contradictions. En décembre et janvier derniers, 1000 milliards d'Euros ont été injectés dans le secteur bancaire européen par la Banque Centrale Européenne (LTRO à 1% sur trois ans). Cette injection massive de liquidités na pas permis au système bancaire européen de résister plus de 5 mois à la tempête. A nouveau, il est prévu d'ouvrir "une ligne de crédit" de 100 milliards pour renforcer les banques espagnoles qui n'arrêtent pas d'encaisser les pertes. Les fonds garantis proviendraient des mécanismes européens de sauvetage (EFSF ou ESM). Le chiffre de 100 milliards a été choisi au hasard, car les estimations du FMI et de divers auditeurs privés varient. Pour le FMI les besoins de refinancement s'élèvent de 60 à 100 milliards (Quelle précision!). Les ministres des finances de l'UE ont donc visé le haut de la fourchette, sans attendre de prochaines évaluations qui seront publiées le mois prochain. Les experts de Crédit Suisse tablent plutôt sur 250 milliards. D'autres mentionnent le chiffre 450 milliards pour réaliser une restructuration sérieuse et complète du secteur. 


bank-run1.jpgEn réalité, l'estimation des besoins en renflouement des banques espagnoles est évolutive et trop complexe. Des décennies de dérégulations, de créations de produits financiers complexes et globalisés rendent presque impossible la possibilité "de voir le fond". D'autre part, la récession économique du pays et la montagne de crédits non remboursés multiplient les pertes jour après jour. ll est donc nécessaire de sans cesse réviser les chiffres en fonction de cette dynamique négative. A cette situation catastrophique, on peut ajouter la fuite des capitaux vers les pays sûrs et les probables "banks runs" en cours.

 

Le plus amusant dans le contexte du rafistolage bancaire espagnol est sans doute que l'Espagne se prêtera de l'argent à elle-même. En effet, elle est censée être l'un des piliers (4ème économie) de la zone euro à contribuer au mecanisme de sauvetage européens par lequel transitera l'argent.


Le coeur de notre système financier a fondu. Les élites européennes le rafistolent au fur et à mesure de sa désintegration, gagnant quelques semaines (parfois uniquement quelques heures) et priant pour que tout reparte comme avant. Les pays latins, dont la France, avancent l'idée des eurobonds qui permettraient de s'endetter tous ensemble pour retrouver des marges de manoeuvre. Il est malheureusement déjà bien trop tard pour que cette solution fédérale ait une quelconque chance de fonctionner à court terme. Pertinente en 2008, lors de l'éclatement de la crise, il n'y a aujourd'hui pas de groupe de pays européens suffisament forts pour soutenir ceux qui s'effondrent. Même la "solide" Allemagne voit ses exportations chuter et sa croissance stopper net.

 

Demain Chypre. Après-demain l'Italie. Lentement mais sûrement se dessine la seule solution, à laquelle personne ne veut croire: l'annulation d'une majeure partie de la dette publique et privée au niveau mondial. Il en résultera un appauvrissement généralisé, toutes sortes de troubles sociaux et politiques. Il n'appartient qu'à nous de faire en sorte que ce grand réequilibrage soit une transition douce vers un système plus durable, empêchant la richesse de se concentrer à nouveau dans des proportions jamais atteintes dans l'Histoire récente. En espérant que nos élites ne sont pas uniquement en train de se construire des radeaux, mais pensent également de manière collective...

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : actualités financières
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Jeudi 7 juin 4 07 /06 /Juin 08:27

Récemment, le grand public a appris que les Etats se financent sur les marchés, ou plus précisément auprès des prêteurs. Les Etats émettent de la dette publique et doivent consentir à une prime de risque, qui se reflète dans le taux d'intérêt exigé. Plus les marchés considérent que le risque de non-remboursement est élevé, plus le taux d'intérêt augmente.

 

Pendant des décennies, le marché de dette des Etats constituait le refuge absolu, le "safe heaven", la possibilité de gagner de l'argent sans prendre de grands risques. Les profits n'étaient pas considérables: les taux sont relativement bas et la durée de maturation de la dette est souvent longue (le moment où les Etats doivent rembourser: 5 ans, 10 ans). Cette stabilité et l'assurance de gagner à tout les coups en a fait le pilier de tout le système financier. Les assurances, les banques, les fonds de pensions, etc. Tout le monde place une partie de son argent dans les "safe heaven". Cette stabilité a également permis à la finance créative de multiplier les produits dérivés qui reposent sur ces obligations.

 

Faillite.jpgLa crise de la dette publique a été engendrée par la crise de la dette privée (sauvetage des banques et relance) qui à présent prend la forme d'une crise de la dette généralisée. Nous assistons à la désintégration du coeur du système financier. Les taux des pays en crise augmentent (Espagne, Italie, Grèce, Portugal, Irlande, etc.) car les prêteurs fuient les pays faibles. Ils viennent alors se réfugier dans les pays sûrs (Allemagne, Suisse) ou plus précisément les valeurs sûres (dollars). L'Espagne a admis qu'elle ne peut plus se refinancer quand les marchés exigent un taux supérieur à 6%. L'Allemagne se refinance presque gratuitement. La Suisse a été étonnée de constater un matin que le taux d'intérêt de sa dette est négatif, ce qui signifie que les prêteur payent la Suisse pour y placer leur argent!

 

Cette fuite vers la sécurité sur le marché de la dette publique a une conséquence terrible pour le système. Au delà de l'éclatement de la zone euro, les rendements des placements sont en chute libre. Plus personne ne gagne d'argent grâce aux dettes des Etats alors que tout le système financier reposait sur ce socle. Les pertes s'accumulent, fragilisent le secteur bancaire de moins en moins rentable, qui ne prête plus à l'économie réelle et amplifie la récession.

 

A quoi sert le marché de la dette des Etats? Il servait à gagner de l'argent. A présent il ne sert plus qu'à protéger l'argent qui reste. Il risque bientôt de ne plus servir à rien.

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : actualités financières
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Mercredi 16 mai 3 16 /05 /Mai 12:40

En raison de la liberté de circulation capitaux, il n'est pas facile d'estimer avec précision des flux en continu. Mais récemment l'agence Bloomberg a réussi à dresser un tableau effrayant de ce qui se passe depuis le début de l'année: Des mouvements de capitaux massifs créant d'importants déséquilibres entre les pays jugés "surs" et les pays en détresse au sein de la zone euro.


bloomberg

© Bloomberg 

 

Mois après mois, les habitants (ayant de l'épargne) d'Espagne, d'Italie, d'Irlande, de Grèce, du Portugal et même de Belgique placent leur argent sur des comptes étrangers dans les pays qu'ils estiment plus surs: sans surprise l'Allemagne, le Luxembourg et la Hollande. Hors de la zone euro, il n'existe pas de données sur les placements des riches français vers la Suisse, mais c'est fort probable. En tout cas, cela se constate clairement sur le marché de l'immobilier. Ces mouvements de capitaux prennent une ampleur inquiétante. Par exemple, 65 milliards d’euros ont quitté l’Espagne en mars dernier. L'Italie semble être le pays le plus touché par ce phénomène. Le secteur bancaire des pays "faibles" est donc bien sur le point de s'effondrer et les recettes fiscales des Etats vont continuer de chuter. Dans la zone euro, il n'existe aucun mécanisme de "coussin" comme aux Etats-Unis entre les Etats fédérés pour enrayer cette dynamique de séparation. Une Union fiscale est plus nécessaire que jamais.

Sources: http://www.pauljorion.com/blog/?p=35925

http://www.bloomberg.com/news/2012-04-12/europe-s-capital-flight-betrays-currency-s-fragility.html

 

A cette fuite des capitaux, on peut rajouter les prémices d'une grande panique bancaire dans les pays faibles. En Grèce, lors de la seule journée de lundi, au lendemain de l'échec des négociations pour la formation d'ungouvernement d'union nationale, les gens se sont précipités aux distributeurs et ont retiré 700 millions d'euro!

 

Le plus extraordinaire est sans doute l'aveuglement complet de toute une génération de dirigeants qui continuent de discuter de la situation comme si nous étions encore dans les années 90. Et ce, alors que les économies européennes sont en train d'entrer à nouveau en récession (et cette fois, même l'Allemagne n'est épargnée). Et il faut le rappeler autant de fois que nécessaire: Une récession qui a lieu si rapidement après une première récession en 2008-2009, peut en réalité annoncer une véritable dépression.

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : actualités financières
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Jeudi 10 mai 4 10 /05 /Mai 11:39

Il n'y pas que le système financier et économique qui se déglingue en Europe. Nous sommes également entré dans l'ère d'un dysfonctionnement permanent de la démocratie représentative. Parmi les citoyens, le rejet des solutions appliquées depuis 3 ans est si fort qu'il cherche à s'exprimer par tous les moyens.

 

La mécanique du naufrage démocratique est parfaitement huilée: d'abord nous assistons à des alternances systématiques. Aucun gouvernement à la barre ne survit aux élections: Les socialistes espagnols lors d'élections anticipées. La droite française plus récemment. Mais nous sommes déjà dans une autre étape! Dans les pays où le mode de scrutin est à la proportionnelle, les coalitions éclatent comme en Hollande et en Allemagne. La CDU perd en effet les élections les unes après les autres dans les länder.

 

Ensuite, La montée des extrêmes dans l'ensemble des pays européens inquiètent de nombreuses institutions établies. Même la Commission Européenne, d'habitude si neutre et technique, a lancé un signal d'alarme face à la montée des "populismes" en Europe, qui concentrent souvent leurs critiques à son endroit.

 

vote.jpgCette poussée est si forte qu'elle contraint les partis de gouvernements, droite et gauche modérées, à envisager des unions nationales. Des unions nationales qui à leur tour risquent d'éclater alors que le mécontentement populaire ne faiblit pas. Accueilli un temps avec faveur par les italiens, la popularité du gouvernement d'Union de Mario Monti est déjà en chute libre. Un tel scénario n'est pas à exclure même dans un pays aussi solide et binaire que la France, si François Hollande ne parvient pas à empêcher la montée du chômage et à tenir la moindre de ses promesses. 

 

La dernière catastrophe a eu lieu en Grèce:

Nouvelle Démocratie (conservateurs) : 18,85 % (108 sièges)

Syriza (extrême gauche): 16,78% (52)

PASOK (socialistes): 13,18% (41)

Grecs Indépendants (nationalistes); 10,60% (33)

KKE (parti communiste): 8,48% (26)

Aube Dorée (néo-nazis): 6,97% (21)

Gauche démocrate (gauche radicale): 6,11% (19)

Source : http://www.euractiv.fr/grece-resultats-definitifs-article

Il s'agit de la nouvelle et dernière étape dans le processus de désintegration de nos systèmes démocratique. Ensemble, les partis traditionnels (Nouvelle démocratie et PASOK) ne sont même plus assez représentatifs pour former une Union nationale. Ne reste qu'un paysage de partis refusant d'appliquer les solutions de l'UE et du FMI: la gauche radicale. Et très inquiétant, les partis nationalistes, identitaires, voire nazi qui semblent mieux en profiter... Les opinions au sein du même pays se retrouvent très divisées, coupées en 7 et radicalisées.

 

Cette mécanique semble aujourd'hui implacable et peut nous conduire au pire. Mais il ne suffit pourtant pas d'idées extraordinaires pour l'enrayer: reconnaître que l'offre politique actuelle est complètement déconnectée de la réalité, oser remettre en cause les dogmes de 50 ans, agir pour l'intêret général et protéger les plus faibles dans la tempête.

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : EUROPE FEDERALE
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Lundi 30 avril 1 30 /04 /Avr 12:32

L'Espagne est à present pleinement entrée dans la spirale d'une dépression. Avec un quart de la population active et 52% des jeunes au chômage, elle se rapproche des seuils des années 30. Malheureusement, le pays n'est pas prêt de pouvoir remonter la pente quand on constate l'état du secteur privé. Les banques espagnoles possèdent encore 184 milliards d'actifs immobiliers pourris, une somme qui représente 60% de leur portefeuille.


Santander_zacisnie_pasa_4570683.jpgA ce sujet, le CEO de la plus grande banque d'Espagne Santander, Alfredo Saenz, a eu un mot d'humour (tout le monde espère qu'il sagit bien d'un humour du second dégré):

“Mortgages get paid in good times and in bad,” he said in a news conference at the bank’s headquarters outside Madrid. “Anyone raising this problem as one of the issues for the Spanish financial system is saying something stupid.”

("les emprunts immobiliers sont remboursés quand les temps sont bons et quand les temps sont difficiles. Quiconque soulève cette question comme l'un des problèmes du système financier espagnol dit quelque chose de stupide." ) Source: Le blog Alphaville du FT.


Le désendettement va donc se poursuivre, et on a pas encore vu le haut de la vague. Les autorités espagnoles et européennes souhaitent à tout prix éviter un sauvetage comme celui de la Grèce ou du Portugal, tout simplement parceque le pays est trop gros. Ils envisagent donc de créer une "bad bank" pour recueuillir tous les actifs pourris du secteur privé et réfléchissent à utiliser les fonds du Mecanisme de Stabilité Européen à cet effet.


En Europe, la liste des pays en récession s'allonge: La Grèce, l'Italie, l'Irlande, le Portugal, le Danemark, la Hollande, la Belgique, la République tchéque, la Slovénie, et pas des moindres, l'Angleterre! Il ne reste plus grand monde pour soutenir cette liste qui ne fait s'allonger.

 

Petit rappel: Une récession très brutale a eu lieu en 2008 et 2009, suivie d'un léger rebond en 2010 grâce aux multiples plans de relance qui ont tenus jusqu'a l'été dernier. Depuis la mi-2011, une nouvelle récession est engagée.


Quand une nouvelle récession a lieu moins de deux ans après la précédente, les économistes parlent du fameux "double dip" ou double creux. La force de la seconde vague est démultipliée car elle intervient à un moment où le système économique et financier n'a pas eu le temps de se renforcer. Même le rebond de 2,1% aux Etats Unis effraie les économistes, car il s'agit de la plus faible "reprise" depuis 1921. Preuve que notre génération est face à une situation qu'elle n'a tout simplement pas connue et qu'elle a du mal à saisir. Il ne reste que les livres d'Histoire pour tenter de se faire une idée de la suite des événements... 

Par paskov - Publié dans : Actualite de la crise - Communauté : actualités financières
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