Neil Young ou la révolte

Publié le par paskov

Un de mes profs de guitare m'a dit un jour: "Neil Young joue des solos comme un débutant. Aucun des effets habituels. Pourtant dans chaque note, il y a une émotion si intense, ce qui est incroyable." Ses chansons les plus touchantes concernent souvent la disparition de ses amis proches, notamment Danny Whitten, mort d'une overdose, pour lequel il compose The needle and the Damage done. Il y compare les junkies a un "soleil mourant". Hey Hey, My My relate la mort d'un autre proche, Kurt Cobain. "It's better to burn out than to fade away".

 

Ecorché vif, il dénonce à chaque fois ce qui le révolte. Que ce soit la colonisation espagnole de l'amérique latine dans Cortez the Killer, le racisme dans les Etats du sud avec Alabama, et même l'administration Bush dans l'un de ses derniers albums Living with the war.

 

Ce matin les militaires israéliens ont attaqué une flotille d'activistes venus apporter de l'aide humanitaire qui tentait d'atteindre directement la côte palestinienne. Parmi eux, des parlementaires européens, un prix nobel de la paix, des enfants et des personnes agées. Les militaires ont tiré à balles réelles.

 

Quand une telle tragédie survient, on se dit qu'on a besoin d'un gars comme Neil Young, capable d'exprimer la révolte avec tant de force et de porter un message humaniste.

 

Publié dans Musique

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