La musique s'arrête

Publié le par paskov

Echange au téléphone avec un entrepreneur britannique au sujet de la cotation en Bourse de sa société:

 

"De toute façon, nous ne voulons pas obtenir du capital. Les conditions sont si éxécrables qu'on ne saurait quoi faire de l'argent. Nous souhaitons juste être coté quelque part, être bien positionné pour quand ça repartira, d'ici 6 mois ... ou 6 ans. Il y a peu de temps c'était encore un autre monde!"


boite-a-musique-reuge-144-notes-axa145324000-1865--copie-1.jpgDepuis quelques temps et grâce à mon travail, j'assiste à la désertion des investisseurs. Il est devenu pratiquement impossible d'obtenir de l'argent pour quiconque: crédits bancaires difficiles d'accès, actions en chute libre, ou qui ne trouvent preneur leur de l'émission. Le système dont nous avions l'habitude, reposant sur l'accès au capital pour fonctionner, s'est arrêté. 

 

Cette conversation (et bien d'autres...) confirme l'attitude de nombreux acteurs. Il ne s'agit même plus de continuer à exercer une activité, il s'agit de se "positionner" en attendant des temps meilleurs. La conséquence logique est une fuite vers la sûreté: placer son argent dans les banques suisses, investir dans les bonds du Trésor allemand quitte à payer.

 

Sur les marchés, tous n'attendent plus que la dernière cartouche soit tirée: une nouvelle action coordonnée et massive des banques centrales du monde entier. Imprimer autant d'argent que nécessaire pour boucher les trous qui se forment chaque minute, prier pour que l'inflation n'emporte pas tout le monde et qu'un jour, tout reparte comme avant. Longtemps réticent, le membre allemand du directoire de la BCE, Asmussen, vient de céder à l'idée d'ouvrir les vannes, contraire à la doctrine allemande de la stabilité des prix, sacrée depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Publié dans Actualite de la crise

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