Hayao Miyazaki

Publié le par paskov

Le titre de ce blog c'est aussi "enchantement" et ce mot convient très bien au cinéma d'Hayao Miyazaki. Tout simplement parce qu'il est un des derniers dont l'imagination n'a aucune limite. Notre cinéma, notre littérature occidentale reste dans le cadre des limites qu'elle a définie il y a des décennies, voire des siècles. Que reste t-il de l'esprit qui animait les légendes extraordinaires du Moyen-Âge, qui inspirait les Contes d'Andersen et les Contes des frères Grimms?

 

Miyazaki s'inspire justement des vieux Contes et de la culture japonaise, mais il en repousse les limites avec une facilité déconcertante. Pour y parvenir, il utilise la technique du bon vieux dessin animé et recherche la poésie et la perfection dans chaque image. Il faut savoir qu'au Japon ses films ont plus de succès que les blockbusters américains.

 

Quelques-uns de ses films:

 

affiche-Le-Chateau-dans-le-ciel-Tenku-no-shiro-Rapyuta-1986.jpgle-voyage-de-chihiro-volume-1.jpgprincesse-20mononoke.jpgle-chateau-ambulant.jpgPonyo-sur-la-falaise-28583.jpg

 

Le Château dans le ciel: Un vrai film d'aventure avec des courses-poursuites sur les rails et dans les airs qui donnent le vertige. On retrouve dans l'un de ses premier films tout ce qui fera la marque de l'auteur: Sa fascination et son effroi envers la machinerie de l'époque industrielle, l'imagerie destructrice de la guerre mondiale et la nature qui finalement reprend ses droits. L'apparition du château flottant entre les nuages reste l'un des moments les plus féeriques.

 

Princesse Mononoké: Dans un Japon ancestral, Miyazaki raconte l'une de ses histoires les plus complexes en prenant soin d'éviter tout manichéisme. Les dieux de la nature et les hommes qu'ils soient simples villageois ou serviteurs l'empire se confrontent violemment. Tout repose sur un très fragile équilibre qui finit par se briser dans ma scène preferée: Le monde devasté par une vague noire et cauchemardesque en quelques minutes avant de fleurir a nouveau.

 

Le voyage de Chihiro: Sans doute le plus délirant avec ce monde de dieux qui viennent se reposer dans l'immense établissement des bains. On y trouve la plus belle série de petites bestioles improbables, notamment des boules de suies, chargées de la chaufferie, qui décident spontanément de faire grève! La figure la plus énigmatique est le "sans-visage" qui est tour à tour inquiétant, chaleureux, monstrueux et triste, sans doute un symbole de notre société de consommation (Le film a recu l'Ours d'or a la Berlinale).

 

Le Chateau ambulant: Dans un pays germanique (aux allures strasbourgeoises :S) tout le monde se prépare à la guerre, y compris les magiciens du royaume. Une jeune fille se retrouve au coeur de leurs rivalités et se transforme en grand-mère, victime d'un mauvais sort. Miyazaki atteint ici vraiment la perfection en termes techniques. L'histoire est moins emballante que dans ses autres films, mais c'est toujours bien supérieur à la moyenne. Mention spéciale pour le chien asmathique!

 

Ponyo et la falaise: Ou comment rendre les tsunamis sympathiques! Miyazaki s'inspire librement de la petite sirène d'Andersen et transpose son univers habituel, plein d'humour et de charme, dans les profondeurs de l'océan. Les graphistes ont utilisé des couleurs pastels et le rendu est incroyable. Les scènes de tempête rapellent la délicatesse des estampes traditionelles japonaises.

Publié dans Cinema

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