Dennis Hopper

Publié le par paskov

Quand je pense à Dennis Hopper, je vois immédiatement les visages de trois personnages aussi déjantés les uns que les autres. Le motard d'Easy Rider, le sadique de Blue Velvet et le photographe/journaliste d'Apocalypse Now. En fait, il fait partie de ces acteurs qui ne jouent pas. Il est toujours lui-même. Ce grain de folie que la plupart d'entre nous garde enfoui au plus profond de soi, lui n'hésitait jamais à en faire la démonstration, voire l'explosion publique (notamment quand il se fait exploser sur une autoroute, entouré de bâtons dynamites, toujours à la recherche de nouveaux trips). Il arrive à lui seul à être l'expression de la liberté totale. C'était également sa conception de l'art: "Soyez artiste et créez au risque de perdre votre vie, ou menez votre vie raisonnablement et appréciez le travail de ceux qui créent. Ne confondez pas les eux."

 

Justement, il s'intégrait parfaitement au contexte du tournage catastrophique d'Apocalypse Now: Une tempête qui ravage les décors, des acteurs mourants, beaucoup de drogues qui circulent, un désastre financier. Hopper était simplement incontrôlable, sous LSD et on ne sait quelles autres substances. Une des plus belles oeuvres du cinéma est née de cette ambiance décadente qui adapte l'esprit du roman de Conrad, Voyage au coeur des ténèbres. Sonder les tourments de l'âme humaine peut être une expérience dont on ne revient pas indemne...

 

Il est sans doute emblématique de son époque, les 60's et les 70's. Un genre qui ne peut sans doute exister dans notre société aseptisée d'aujourd'hui.

 

Un très bon petit reportage d'Arte:

 

 

Publié dans Cinema

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L'enfoiré 09/06/2010 18:40


Comme je l'ai dit ailleurs, Hopper était un drôle d'oiseau.
Avoir cinq femmes dans une vie. Chercher à s'en séparer alors qu'il sait ses jours comptés.
Cherchez pas Docteur, c'est dans la tête.