Cinema en vrac

Publié le par paskov

L'actualite me deprime particulierement aujourd'hui alors place au cinema! Quelques films en vrac que j'aime:

 

 

Corpse-Bride-Posters.jpgEd-Wood_l.jpginglorious_basterds.jpgeyes_wide_shut.jpg2-days-in-paris-poster-0.jpg 8Mezzo.jpg

 

Corpse Bride (les noces funebres): Trés loin du fade Alice au pays des merveilles, Tim Burton reprenait la technique en stop-motion de son Etrange Noel de M. Jack pour apporter beaucoup de charme à cette histoire farfelue inspirée d'une légende russe. Les forêts sombres, les corbeaux, les églises, le pays des morts nous plongent immédiatement dans un cauchemar agreable. Les personnages sont d'abord repoussants, délirants et finalement trés attachants. La réaction du chien squelette quand on lui demande de "faire le mort" est enorme!

 

Ed Wood: Comme souvent pour Tim Burton, il s'agit de trouver la beauté là où on ne l'attend pas. Un réalisateur hollywoodien complétement dingue et sans aucun talent est genialément interpreté par Johny Depp. Malgré sa maladresse, Il fonce tête baissée vers les producteurs, arrive à convaincre un vieil acteur junkie et une équipe ramenée du fond des océans de tourner des films de science-fiction improbables ou sur les travestis avec des moyens dérisoires.

 

Inglorious Basterds: La maîtrise des langues europeennes devient la meilleure arme pendant la guerre. A ce petit jeu, le colonel SS Hans Landa est le plus subtil, un personnage qui restera dans les mémoires des cinéphiles. Les musiques d'Ennio Morricone donnent un caractère de western épique au film. La scéne de la taverne qui dure plus de 30 minutes avec ses interminables jeux et dialogues a ennuyé pas mal de monde. Je l'ai trouvée passionnante! Et le grand final avec un cinéma rempli de nazis qui explose? Peut-être la scène la plus jouissive de l'histoire du cinema.

 

Eyes Wide Shut: 400 jours de tournage pour atteindre la perfection. En permanence, des teintes bleues, rouges et dorées prolongent le fantasme. Le dernier film de Stanley Kubrick sonde nos pulsions profondes, la torture que l'on peut infliger à ceux qu'on aime et surtout cette envie de se perdre dans un labyrinthe sombre. L'utilisation de la musique dans la scène du rituel avec capes et masques est incroyable. La scène chez le loueur de costume russe est particulierement surréaliste!

 

2 jours a Paris: Le premier film de Julie Delpy me donne envie de voir La comtesse actuellement à l'affiche. Presque auto-biographique, elle met en scène ses propres parents complement hystériques. Les reactions de Jack l'americain à chaque decouverte du petit monde parisien, pseudo-intellectuel et artistique, sont hilarantes. Il semble y avoir beaucoup d'improvisation et de spontanéite.

 

Otto e mezzo (8½): Mastroianni joue le role de Guido Anselme, realisateur en manque d'inspiration qui se refugie dans une petite station thermale. Le "genie" est alors poursuivi par sa femme, ses amantes, ses fantasmes, ses producteurs et de nombreux journalistes. Un tourbillon de reves et de dures realites. Une course contre l'age pour rester un esprit libre. Une fuite perpetuelle. Difficile de rester indifferent quand la belle Claudia Cardinale apparait...

 

Publié dans Cinema

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