Beaucoup de perdants, mais quelques gagnants!

Publié le par paskov

Le secteur automobile a de la peine à maintenir la tête hors de l'eau, le secteur tertiaire a bu la tasse aux environs de la Baltique, l'immobilier s'est écroulé sur les plages méditerranéennes. Tous ces petits soucis devenus quotidiens à l'ouest provoquent une stagnation économique et la montée du chômage. Lors de ces temps difficiles qui s'annoncent, nous ne pourrons ne plus vivre au dessus de nos moyens comme nous l'avons fait pendant des décennies! Tout le monde va devoir se retrousser les manches dans l'unité nationale et européenne!

Tout le monde? Presque tout le monde...

Le secteur du luxe n'a pas subi de chute spectaculaire. Bien au contraire, on assiste à une véritable fête. Les titres des journaux s'en donnent à cœur joie "Le luxe en pleine surchauffe", "La crise est finie pour le marché du luxe" s'écrie le patron d'Hugo Boss, "Les ventes de LVMH ont explosé en 2010".

louis-vuitton-1.jpg"Un «grand millésime». C’est ainsi que Bernard Arnault, PDG de LVMH, qualifie 2010. L’année dernière a en effet été particulièrement bénéfique pour le numéro un mondial du luxe, qui a enregistré un résultat net en hausse de 73% à 3,03 milliards d’euros. Plus marquant encore, le groupe dépasse pour la première fois les 20 milliards d’euros de chiffres d’affaires sur l’année, à 20,3 milliards, en hausse de 19%." Champagne! Les opérations de rachat se multiplient et les placements en bourse augmentent en volume.

 

Est-ce le signe de la reprise mondiale comme l'affirment les patrons du secteur? Parmi les raisons évoquées, Bernard Arnault souligne «l'excellente dynamique en Europe, en Asie et aux États-Unis». Quand ce monsieur parle d'une "excellente dynamique", il parle de celle du petit groupe qui ne connaît pas la crise au sein de la population mondiale, en mesure d'acheter les produits de luxe.

 

Il n'est pas choquant de parler de la nouvelle classe de riches chinois qui se met à consommer frénétiquement. Elle représente en effet déjà 15% du marché mondial. Tout s'explique. Par contre, parler de la même dynamique en Europe et aux Etats-Unis est un sujet plus sensible.

 

Non, il n'est décidément pas convenable de parler de la disparition de la classe moyenne, ni des écarts qui se creusent. Tout de même.

Publié dans Actualite de la crise

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