Dans ce pays européen voisin dans lequel ils se retrouvent pendant une courte période, personne ne connaît véritablement la valeur de leurs diplômes, ni de leurs qualifications. Les employeurs hésitent à confier des responsabilités à un jeune qui s’exprime avec encore peu d’assurance dans une langue qui n’est pas la sienne. L’administration reste désespérément hermétique malgré la législation européenne protégeant nos droits. Sans soutien financier, sans travail, il semble impossible de rester. L’expérience européenne ne devient alors plus qu’un lointain souvenir, comme un beau rêve qui ne survit que sur les photos des réseaux sociaux.
Il existe un gouffre entre l’envie de découvrir, de se découvrir en tant que citoyen européen dans un autre pays, et la réalité. Pourtant, quelques aventuriers décident de rester et de faire leur vie dans le pays d’accueil. J’en fais partie et j’en côtoie quelques uns à Berlin et à Varsovie. Malgré les nombreuses difficultés à surmonter, rarement les aventuriers européens regrettent leur choix, car ils ont fini par croiser des Allemands et des Polonais qui leur ont fait confiance, des employeurs qui croient en l’Europe et en la richesse des échanges culturels. Il est donc possible de rester, de s’épanouir en tant que citoyen européen, de trouver un travail où l’on apprend une autre langue, d’œuvrer à son modeste niveau au véritable rapprochement des peuples européens. Dommage que les Institutions européennes et les Etats-Membres soient encore loin de soutenir ces jeunes qui ont décidé de rester et semblent parfois même tout faire pour les renvoyer chez eux.
Les difficultés de la jeunesse
99% de la jeunesse européenne vit dans des sociétés qui se côtoient sans échanger, comme les voisins d’un immeuble où l’on ne parle pas. Et pourtant, nous avons des problèmes communs et certainement une identité commune. Les chiffres officiels de la Commission européenne sur le chômage des jeunes en Europe pour 2011 donnent le tournis : Seul un tiers des jeunes sont employés de manière stable. 1 jeune sur 3 n’a pas eu de travail pendant plus d’un an. 1 jeune sur 5 risque de tomber dans la pauvreté et l’exclusion sociale. L’Organisation mondiale du travail nous surnomme « la génération perdue » ou « la génération sacrifiée ». Les solutions proposées par les politiques en manque cruel d’inspiration ne convainquent pas. Selon eux, il s’agirait d’un problème d’orientation et de la rigidité du droit du travail. Les jeunes seraient même responsables de leur propre sort car trop paresseux et trop rêveurs. Depuis le début de la crise économique et financière, beaucoup d’entre nous ont pris conscience que le problème est en réalité structurel et que notre modèle de société est désormais incapable de fournir du travail à tout le monde. Sur les bancs de l’école et de l’université, on nous enseignait que nous avions atteint la fin de l’Histoire, que tout était réglé : la paix dans le monde, la croissance économique infinie, le progrès et les nouvelles technologies qui libèrent l’humanité de tous ses soucis quotidiens. Il nous incombait d’apprendre les règles de ce monde, de les accepter docilement et, par nos efforts, de trouver rapidement notre place.
Nous sommes la génération de la reconstruction
Malgré les discours rassurants, quelque chose ne tournait pas rond. Nous détruisions notre environnement à marche forcée. Les écarts de richesse se creusaient à un niveau historique. Le chômage augmentait. Les déséquilibres commerciaux s’intensifiaient. Sans que personne ne le remarque, la finance devenait une ogresse affamée, complètement déconnectée de l’économie réelle. La crise de 2008 a été un formidable détonateur, un message surprise spécialement adressé à la jeunesse européenne : « Non, l’Histoire n’est pas finie. Pour vous, elle ne fait que commencer ». En effet, la génération « perdue » est celle qui aura le devoir de repenser, de reconstruire un monde devenu absurde, gonflé par l’argent virtuel. Indignés, les jeunes aspirent à changer le cadre, à changer les règles, à ne plus être dociles. Et dans la continuation du travail déjà accompli par nos parents, quel meilleur niveau que le niveau européen pour nous réunir et agir ? Grâce aux technologies avec lesquelles notre génération a grandi - internet, les réseaux sociaux, les blogs, la traduction simultanée - jamais nous n’avons été aussi proches les uns des autres, jamais nous n’avions autant échangé nos cultures, nos envies et nos inquiétudes.
Les Institutions européennes et les Etats-Membres refusent toujours de considérer la jeunesse comme leur bien le plus précieux. Dans leur persistance réside le danger que les jeunes perdent l’envie de découvrir et de construire ensemble. Ce repli sur soi signerait l’échec complet du projet européen et la disparition de l’espoir d’une identité commune. Pouvons-nous encore attendre de nouvelles volontés politiques en notre faveur ? Sans doute que nous n’avons plus ce luxe. Les jeunes devraient se réveiller et commencer tout de suite à penser et à construire une société européenne plus durable, plus équilibrée et plus intégrée. Nous ne sommes pas la génération « perdue », nous sommes celle de la reconstruction.


Cette poussée est si forte qu'elle contraint les partis de gouvernements, droite et gauche modérées, à envisager des unions nationales. Des unions nationales qui à leur tour risquent
d'éclater alors que le mécontentement populaire ne faiblit pas. Accueilli un temps avec faveur par les italiens, la popularité du gouvernement d'Union de Mario Monti est déjà en chute
libre. Un tel scénario n'est pas à exclure même dans un pays aussi solide et binaire que la France, si François Hollande ne parvient pas à empêcher la montée du chômage et à tenir la moindre
de ses promesses.
A ce sujet, le CEO de la plus grande banque d'Espagne Santander, Alfredo Saenz, a eu un
mot d'humour (tout le monde espère qu'il sagit bien d'un humour du second dégré):
Comme dans le reste de l'Afrique, la priorité absolue devrait être l'éducation. L'ignorance empêche l'émergence. Le niveau de
l’éducation supérieure et des formations techniques est encore trop faible au Gabon. Quand les familles en ont les moyens, de nombreux jeunes préfèrent partir se former dans les universités
d’autres pays africains, notamment au Bénin, et bien sûr en Europe. Les 60% d’emplois non pourvus par l’office national de l’emploi démontrent un terrible besoin en formation. Les gabonais ne
sont même pas suffisamment formés dans certains domaines de base, notamment dans les métiers de la plomberie, de la mécanique ou de l’électricité pour lesquels, souvent, seuls les étrangers
disposent des compétences nécessaires. Annoncé en grande pompe il y a trois ans, les premières pierres pour la construction de nouvelles écoles supérieures et universités technologiques notamment
à Libreville et à Port-Gentil ont été posées. Depuis, ces projets semblent à l'arrêt!
De longue date, le Gabon a servi de terre d’accueil à des milliers de citoyens issus de certains pays du golfe
de
La simple exploitation des ressources brutes empêche le secteur privé de se développer. En effet, le secteur public, peu efficace, est le premier employeur
du pays et le chômage dépasse largement 20% de la population active (les estimations sont peu précises). Le pétrole étant exploité par les multinationales étrangères, c’est le secteur du bois qui
tient la place du premier employeur privé. Le gouvernement a logiquement choisi cette filière stratégique comme point de départ pour tenter de sortir de l’économie de rente.
Située à 27 Km de Libreville, la ZES est répartie en deux principales zones : une zone industrielle, qui regroupe 75% des actions (on y retrouve les principales industries du bois, les
unités de services et d’autres infrastructures), et les 25% restant, qui représentent la zone non industrielle : le quartier résidentiel, le secteur commercial et les loisirs. Sur le même
site, d’autres activités seront mises en œuvre: une compagnie locale va développer une usine de transformation de ferraille ; une société s’est positionnée dans la production de ciment, la
distribution d’essence avec Petro Gabon, le commercial avec M2H, l’immobilier avec SCI Sapa, la résidence d’accueil avec SCI Nayah, ou la pâte à papier avec Ellora Papermills.
Dans l'Histoire, l'activation de la planche à billets a souvent été synonyme de solution de la dernière chance, d'hyperinflation
et de temps troubles. Créer de la monnaie sans véritable création de richesse entraîne de surprenantes variations des prix. Difficile d'imaginer qu'à l'epoque de l'entre-deux-guerres en
Allemagne, u